On entend trop souvent dire que la sécurité n’est qu’un sentiment, ou l’insécurité. Ni l’un ni l’autre. Ce que je crois, c’est que la Nature, de par elle-même, ne s’occupe pas de sécurité. Raison pour laquelle, et à juste titre, il incombe à l’Etat d’organiser la protection des personnes, des biens et d’établir la paix entre les humains.
Cette mission est une priorité. Concrètement, sentiment mis à part, il y a des éléments objectifs à prendre en considération avant que d’agir, tels que la situation et la dimension d’un lieu à sécuriser. En l’occurence, notons que pour ses quelques 200'000 habitants, notre municipalité ne consacre aujourd’hui que le modeste effectif de 95, bientôt 120 agents de police municipale, soit 1,2 agents pour 2'000 habitants. Point n’est besoin d’en dire davantage sinon que, à dimension égale, de toutes les villes de Suisse, Genève est la moins responsable. Ceci n’est pas un sentiment. Vivant à Genève depuis mon enfance, je vois la différence.
REVALORISER LA POLICE DE PROXIMITE
Genève, carrefour de tant de mondes, doit impérativement se doter des moyens nécessaires pour faire de sa vocation de ville de prospérité, de paix, de terre d’accueil son atout, plutôt que d’en faire les frais. Il en va de notre qualité de vie et de celle de nos hôtes.
Des mesures telles que l’ouverture programmée de postes supplémentaires de gendarmerie dans les quartiers ainsi que l’augmentation des effectifs d’îlotiers sont devenues urgentes. Je pense aussi que le réapprentissage du lien de proximité entre les forces de l’ordre et les habitants, chacun identifiant l’autre, apportera à toutes et à tous une réelle amélioration.
La montée des incivilités, de la violence, le développement de réseaux anti – sociaux sont également dans la ligne de mire. Une police de proximité, présente sur le terrain, permet mieux que tout autre, une reconnaissance des zones sensibles.
Partant de là, en collaboration avec le canton, il deviendra possible d’établir un diagnostic actualisé de chaque rue et de chaque quartier, de mettre en œuvre des mesures circonstanciées, allant de la prévention à l’intervention. Face à la tendance montante aux dépradations, des mesures telles que des jours de travaux d’intérêt collectif, à effet dissuasif et pédagogique, en sont un exemple.
C’est la mise en œuvre d’actions de proximité, pilotées par le Département concerné, en synergie avec le canton, qui feront de la sécurité, votre réalité.
PAS DE LIBERTE SANS SECURITE, SERA MA DEVISE
Florence Kraft-Babel, candidate au Conseil administratif de la ville de Genève

