La mobilité douce est une manière efficace et économique de limiter les atteintes à l’environnement, soit la qualité de l’air, le bruit ou bien encore l’émission de gaz à effet de serre. Cela permet aussi de limiter les investissements lourds en infrastructures que sont de nouvelles routes ou des lignes de transports en commun supplémentaires. C’est également une manière de contribuer à stimuler la santé publique.
La ville de Genève et ses communes périphériques forment une agglomération concentrée. Les dénivelés y sont peu importants. Cette topographie se prête donc idéalement aux déplacements à vélo. Le canton, mais aussi les communes, ont mis en place un réseau important de pistes cyclables. La promotion des déplacements à bicyclette y est active de la part des autorités ; un exemple en est la toute récente publication de la carte cycliste, conjointement par l’Etat et la Ville de Genève. Les progrès techniques, plus particulièrement l’avènement de vélos à assistance électrique, ont permis de toucher une partie plus importante de la population.
Des incitations financières sont aussi instaurées. La commune de Veyrier n’est pas en reste, puisqu’elle a récemment subventionné l’achat de vélos électriques. Le vif succès de cette initiative, environ 140 vélos, est la preuve évidente de l’intérêt des habitants à modifier leurs habitudes de mobilité.
De cet engouement nait un cercle vertueux. Les infrastructures et les incitations mises en place stimulent l’utilisation du vélo ; mais le nombre croissant de cyclistes demande à son tour une adaptation des infrastructures. Il est donc approprié de soutenir et d’encourager ces avancées, et de prendre toutes les mesures nécessaires, afin de favoriser plus encore ce mode de mobilité.
Les élus libéraux ont déposé une motion dans ce sens. Elle vise d’une part à augmenter le réseau de pistes cyclables sur le réseau des routes communales, gage d’une meilleure sécurité pour les cyclistes. Mais surtout, elle demande la création d’emplacements spécifiquement adaptés au stationnement des bicyclettes aux endroits stratégiques de la commune, soit au centre du village et à proximité des arrêts de bus les plus fréquentés.
Selon l’OFROU, l’Office fédéral des routes, les études montrent qu’un frein à l’usage plus étendu de la bicyclette est le nombre de vols important. Il convient donc de pouvoir cadenasser les vélos de manière adéquate sur ces sites, et d’assurer une prévention appropriée des vols. Des études et des recommandations existent, y compris spécifiquement à l’attention des communes, par exemple la brochure de l’OFROU intitulée "Stationnement de vélos, recommandations pour la planification, la réalisation et l’exploitation".
Les Veyrites ont la chance de vivre dans un environnement de haute qualité, qu’il vaut la peine de préserver.
Thierry SCHAFFHAUSER Conseiller municipal

