Président du conseil d’administration des TPG (Transports Publics Genevois), le Libéral Patrice Plojoux explique que le réseau grandit vite. Genève comble son retard en matière de transports publics.
"Les Libéraux ont soutenu tous les projets de développement des transports publics au cours de ces dix dernières années. Pour Genève, nous voulons un développement coordonné afin d’améliorer la qualité de vie", indique le député libéral Ivan Slatkine. Et de déplorer qu’en l’état, Genève ne possède pas de politique globale en matière de transports mais "uniquement des visions partisanes. La gauche ne propose aucune alternative aux transports publics. Mais on ne peut pas interdire aux gens d’aller en voiture!" Début septembre, la séance du Grand Conseil a été passablement houleuse au sujet du développement du réseau de trams. Emmenée par le Parti libéral, la droite s’est opposée au projet de loi déposé par le gouvernement demandant le déblocage d’une enveloppe globale pour développer le rail à Genève. Ivan Slatkine explique: "Le Conseil d’Etat demandait 500 millions pour les dix prochaines années. Nous, nous avons fait voter un crédit de 400 millions pour les cinq prochaines années. Donc davantage d’argent pour les trams que n’en demandait le Conseil d’Etat…" Ce que la droite et les Libéraux ont surtout voulu montrer, c’est que la période des "chèques en blanc" tels que pratiqués sous l’ère Cramer était révolue. "Nous demandons au Conseil d’Etat de nous dire quelles prochaines lignes de tram sont envisagées. Nous ne votons pas de financement sans savoir ce que l’on va faire. Actuellement, on ne sait même pas si le tram de Plan-les-Ouates passera par la route de Base ou celle de Saint-Julien, déplore le député Ivan Slatkine. Je comprends bien que, pour le gouvernement, il soit beaucoup plus facile de faire voter des enveloppes à millions. Mais le contrôle parlementaire doit se faire! (…) Nous devons intégrer les transports publics aux transports privés et à la mobilité douce. Je dois dire que pour le moment, nous n’avons guère vu la politique de mobilité de Mme Ku?nzler… Pour Genève, nous devons certes mettre l’accent sur les transports publics, mais il faut aussi trouver une solution pour les voitures et offrir une alternative aux automobiles!" en place le système le plus performant possible et notre réseau sera plus efficace fin 2011. Je m’en réjouis! Le TCOB sera terminé, le tram de Meyrin ira jusqu’au CERN et la circulation sera plus fluide. En 2012, nous allons respirer!
Certes, les prix des TPG vont augmenter (augmentation de 6,56%; le ticket passe de 3 francs à 3 francs 50), en tout cas pour ceux qui ne prennent pas régulièrement le bus ou le tram. Les abonnements familles et jeunes sont préservés. Nous répondons ainsi à la volonté des députés qui désirent que les subventions accordées ne soient pas plus élevées que nos revenus directs.
"Une étude réalisée par l’Etat de Genève en 2005 a montré qu’en 2020, nous assisterons à une augmentation de 40% des déplacements. Pour pouvoir absorber cette augmentation, il faut pouvoir l’organiser. Et il y a des priorités à donner. Si l’on ne veut pas d’engorgement au centre-ville, il faut donner une priorité réelle aux transports publics. Actuellement – permettez-moi la comparaison – les transports publics sont un peu comme un adolescent qui porterait des habits trop petits. Mais que l’on se rassure, l’ado va devenir adulte! Le réseau, tel qu’il se développe, grandit rapidement. Et Genève comble son retard en la matière. Nous mettons Une chose est sûre: il faut construire davantage de P+R en périphérie de la ville. Personnellement, je suis pour une complémentarité des transports décidée par l’efficience pour aller d’un endroit à l’autre. A terme, les transports publics doivent devenir une alternative. Seulement, pour être crédible, il faut être efficace. Il faut une bonne fréquence et une bonne vitesse commerciale. Enfin, je rappelle – et c’est un argument que l’on a parfois tendance à oublier – que l’engorgement d’un centre-ville a un prix, à savoir 2% du PIB , si l’on tient compte des coûts engendrés par les accidents de la circulation répercutés sur les primes d’assurance!"

