Et voila: à la veille des élections, chaque parti sort la grosse artillerie. Arguments soi-disant massue et médisance à tout crin prennent la place du vrai projet de société. Regardez avec moi l'exemple du Parti Socialiste.
Pour montrer sa vision d'avenir, le PS affirme que Sandrine Salerno a « hérité d'un département sinistré ». Non seulement le PS essaie de braquer les projecteurs sur le passé pour faire oublier le présent, mais il travestit la vérité: : le département des finances a bel et bien été décimé par sa nouvelle responsable.
En six mois, Sandrine Salerno a éliminé tous ceux qui lui déplaisaient. Aucun lien entre les départs et les performances: ce sont les appartenances politiques qui ont guidé ses choix. L'idée de base était de peupler son département d'amis – d'autres auraient dit "de copains" – à la place des fonctionnaires en exercice. Être socialiste ou partir, telle était la devise. Et elle a bien fonctionné.
Département sinistré? Regardons cela ensemble. Ce département s'occupe de la Gérance Immobilière, du Personnel et de la Gestion de la dette. La Gérance Immobilière connaît les mêmes problèmes qu'avant. Un nouveau règlement, mais pas de nouveau logement. La GIM ne répond pas aux attentes des Genevois et la nouvelle politique qu'on lui impose la rend incapable de faire face aux besoins du logement social.
La gestion du Personnel est une énorme épine dans le pied de Mme Salerno. Elle ne se fatigue pas à rencontrer son personnel, en dehors de ses amis politiques. Les autres, qui s'en vont fatigués de ne pas être reconnus, ne sont pas reçus par la Magistrate. Le résultat est que la fonction publique ne se sent plus confortée dans son rôle et préfère faire le dos rond pour ne pas être remarquée que de relever les défis d'aujourd'hui.
La gestion de la dette, elle, se porte fort bien. Son coût est optimal et au plus bas. Aucun mérite à cela: les hommes comme les techniques, tout a été mis en place par le prédécesseur de Mme Salerno. Elle n'a rien changé et c'est sûrement ce qu'elle a fait de mieux.
Encore une fois, la propagande socialiste veut prêcher des convaincus. Mais les faits ont la vie dure et la mémoire longue. Au moment de mettre leur bulletin dans l'urne, les Genevois devront se souvenir de qui a dévasté quoi.

