Coup de sang ce matin à l’écoute du « Grand Huit » sur la RSR1. Sur le thème de l’égalité hommes-femmes, une certaine Marianne Huguenin rendait hommage au combat de Christiane Brunner et Ruth Dreyfuss. Jusque là, tout va bien. Mais dans la foulée, elle s’est mise à réclamer également toutes sortes de quotas.
Vous aimez les quotas hommes-femmes ? Alors vous jugerez indispensable de créer des quotas pour garantir la réprésentation des personnes sans diplômes au Conseil Fédéral, ainsi que l’ensemble des classes socio-professionnelles.
Si cela ne venait pas d’une Conseillère Nationale POPiste, on croirait rêver. A Genève, seul Remy Pagani pourrait proférer de telles inepties et encore : il devrait d’abord s’affranchir de la dictée de Christian Grobet.
Cerise sur le gâteau de cette émission, la parole a été prise juste après par…Valérie Garbani, Présidente de la ville de Neuchatel démissionaire, en voie de récupération dans l’équipe de Sandrine Salerno, sa camarade de parti.
J’ai préféré arrêter là ma radio, mais je me suis posé la question : qu’est-ce qui légitime Valérie Garbani à parler ? Est-elle invitée comme ex-membre d’un exécutif ou comme fonctionnaire municipale ? A six mois des élections, est-ce un geste spontané ?
Madame Salerno devrait réfléchir avant d’envoyer dans les médias ses fonctionnaires les plus brillantes, mais aussi les plus vulnérables.

